En
juillet 1969, Lama remporte le premier prix de la Rose d'or d'Antibes
avec Une île, mais la chanson ne
passe pas à la radio. On lui préfère la face B :
C'est toujours comme ça la première fois. 9 février 1970
: sortie de l'album « Et puis on s'aperçoit
» (Philips). Douze chansons parmi lesquelles En
40. « J'ai écrit En
40 pendant la guerre d'Algérie, explique Lama. On
nous a envoyés en Algérie, on n'a jamais compris pourquoi, et quand j'étais
là-bas, la réaction que j'ai eue en moi, c'était d'écrire .
En 40. Cela veut dire faites la guerre que vous
voulez mais foutez-nous la paix. Comme elle est sortie après coup, elle
est passée un peu à côté de la question. C'est une chanson que je ne dirai
pas antimilitariste mais anti-guerre. » (14)
En réaction à Piaf, le livre de Simone
Berteaut, Serge écrit Édith,
sur une musique de Maxime Le Forestier :
« C'est triste mais ta demi soeur / N'a
même pas la moitié d'un coeur / Dans la poitrine...
». « Si je suis l'héritier de quelqu'un,
reconnaît Serge Lama, je le suis plutôt de Piaf
que celui de Brel. Comme en plus j'écris mes textes, j'ai l'air d'être
du
côté de Brel, mais dans ma façon de chanter, je suis un homme de tripes
et ma vie est plus en parallèle avec celle de Piaf qu'avec celle de Brel.
» (14) Sur ce même disque, un autre titre
écrit avec Le Forestier, Ma muse,
mais aussi Le misogyne, Et
puis on s'aperçoit..., des chansons typiques du Lama du début
des années 70. Trois semaines durant, à partir du 24 février, Serge Lama
passe en vedette à Bobino, avec les Haricots Rouges
et Jacqueline Dulac. Mais les ventes de disques
ne suivent pas. Eddy Marouani lui suggère de passer au Don
Camilo, le restaurant cabaret de la rue des Saint-Pères. D'abord
refusé, il y chantera plus d'un an, partageant son cachet avec Yves
Gilbert. En février 1970, sur le second album de Catherine
Le Forestier, trois chansons sont signées Serge Lama, musique de
Catherine Le Forestier : Le hors-la-loi,
Avant vous et La javagabonde.
En avril 1970, sur son nouveau 30 cm, Catherine
Sauvage reprend Une île. Cette
même année, Philips fait paraître un 45 tours deux titres, dont un inédit
en album : Les chemins de la liberté mènent à
l'amour... un rock endiablé. Avril 1971.
Candidat malheureux au grand concours Eurovision, où il représente la
France avec Un jardin sur la terre
(paroles d'Henri Djian et Jacques
Demarny, musique d'Alice Dona), Serge
Lama fait la connaissance d'Alice Dona. 28
avril 1971 : sortie de l'album « Superman
» (Philips). Adaptation d'un succès des Kinks,
Apeman, cette chanson va connaître
un très grand succès et lance le personnage de séducteur. Lama adapte
aussi Bird on a wire de Leonard
Cohen (Vivre tout seul ) et
s'inspire du nouveau film d'Elia Kazan pour
écrire Comme Gwendoline dans "l'Arrangement".
La même année, Serge Lama enregistre, sur un 45 tours, deux autres adaptations
de succès anglo-saxons : Avec Judith
et Tout ça pour rien, version française
du tube de Neil Diamond, I
am, I said. Toujours en 1971,
J'aime quand tu m'aimes, une chanson
signée Lama-Macias sur le nouvel album d'Enrico
Macias, et Moi, j'aime les hommes
(Lama-Catherine Le Forestier), par Brigitte
Sauvane, C'est cette année-là que Serge divorce d'avec Daisy.
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