"Une dimension symphonique"  
 Du 8 janvier au 27 février 1977, c'est à nouveau le Palais des Congrès. Bilan : 180 000 spectateurs. Le 11 février, Lama y fête son anniversaire, avec des milliers de fans. 26 janvier : sortie de l'album « L'enfant au piano », avec des chansons comme Le restaurant vide, Le triomphe, Mourir en France, Nicolas (dédiée à Nicolas Peyrac ) ou L'Algérie. Pour le film de Dolorès Grassian, Serge Lama a écrit la chanson du générique : Le dernier baiser, qui paraît en 45 tours.
Le 24 octobre paraît l'enregistrement public du Palais des Congrès. Pas d'inédits sur ce double album, mais la reprise de deux anciennes chansons : À quinze ans et Sans toi.
En 1977, Serge Lama enregistre, en duo avec Nana Mouskouri, La Habanera de Carmen (extrait d'une émission TV). La même année, il écrit, musiques d'Alain Goraguer, deux chansons pour « la chanteuse aux lunettes » : Dans une coupe de champagne et Il arrivera peut-être.
11 octobre 1978 : sortie du double album « Enfadolescence », vingt cinq nouvelles chansons d'un coup! Exceptées Entre parenthèses, créée par Isabelle Aubret en 1970, et Au Chili comme à Prague et Du ventre plat au ventre rond, déjà enregistrées par Alice Dona. Femme, femme, femme prolonge la tradition des airs « à reprendre ».On remarque aussi Mon enfance m'appelle, Mon frère, Seul tout seul, Moyennant quoi, Des vagues d'étrangers.
Cette même année, Gilbert Bécaud et Serge Lama collaborent, le temps d'un titre : Le train d'amour, enregistrée par la chanteur aux cravates à pois.
En 1979, une nouvelle fois le Palais des Congrès : soixante-dix représentations, trois cent mille spectateurs. Serge Lama figurera dans le Livre des records pour cette performance. 30 mai 1979 : sortie d'un troisième double album en public enregistré au Palais des Congrès.
19 septembre 1979 : sortie de l'album « Lama chante Brel », sous une pochette sobre, sans photo. Octobre 1979 : à Cleveland, Ohio, la troupe américaine qui, quelques années auparavant, avait créé Brel is alive and well and living in Paris monte un spectacle tiré des chansons de Serge Lama et le fait tourner dans plusieurs villes des États-Unis. Le metteur en scène Joseph J. Garry Jr, qui a découvert par hasard les disques de Serge Lama, a mis trois ans pour monter Images, une histoire d'amour proche de Jules et Jim au cours de laquelle s'enchaînent vingt-cinq chansons traduites et adaptées. C'est ainsi que Les petites femmes de Pigalle devient I go to see all the girls of Pigalle, Charivari est traduit par Love is such a revelation et Je suis malade adapté en I can't go on. Le 28 septembre, le soir de la Première, Serge Lama est applaudi.
En 1980, Lorin Maazel, le célèbre chef du Philharmonique de Cleveland, enregistre l'album « Lama-Maazel. Le monde symphonique de Serge Lama » que CBS fait paraître. Les deux hommes se sont rencontrés sur la plateau du Grand Échiquier. Lorin Maazel, qui a joué du violon sur Je suis malade, a voulu donner une « dimension symphonique » à ses autres chansons. « Avec un orchestre symphonique, explique le "grand beethovénien", on peut créer une atmosphère féerique, toucher des zones de la conscience que n'atteint pas la musique de variétés. J'ai été très frappé par le caractère ironique, efficace des chansons de Lama. Il m'a semblé que textes et musiques (d'Alice Dona pour la plupart) étaient dignes d'une dimension plus vaste, plus riche. C'est la même musique, mais dans deux mondes différents. » (18)
6 octobre 1980 : sortie de l'album « Souvenirs... Attention... Danger », onze nouvelles chansons dont les musiques sont toujours signées Alice Dona (Le dimanche en famille, Je m'sens tout petit ) ,Tony Stéfanidis (Le lit d'Isabelle, Souvenirs... attention...danger) Yves Gilbert (Ballerine, Stéphanie au violon, La vieille et le brocanteur ), Jean-Claude Petit (Mon dada c'est la danseuse, Une vie basses calories ) et Claude Perraudin (Un tempo d'autorail).
En 1981, « L'Homme du Palais » passe trois mois au Palais des Congrès. Nouveau record : 330 000 spectateurs. 20 octobre 1981 : sortie de « Au Palais des Congrès. Avec simplicité » (Philips), double album qui contient quatre inédits : Avec simplicité (co-écrite avec Richard Cocciante), Music-hall, Les piscines privées et Le tyran.
30 octobre 1981 : sortie de l'album « Lama père et fils », souhaité par Serge pour les 60 ans de son père. « Ce disque, ça faisait longtemps que nous y pensions, mais il fallait qu'il soit disponible. Nous avons dû attendre qu'il prenne sa pré-retraite. Je lui avais demandé d'écrire une nouvelle chanson à côté de celles qu'il avait choisies dans son ancien répertoire. Ça a été : Non, mon fils n'aura pas d'enfant. C'était vraiment sa préoccupation. » (1).
Hormis cette composition originale interprétée en duo, Georges Chauvier interprète seul Comme elles étaient belles, une chanson déjà enregistrée par son fils, et une nouvelle, également signée Serge Lama-Emil Stern, elle aussi en duo : Comme papa... Les six autres titres sont des reprises : Je n'peux pas vivre sans amour date des années 20 et a été interprété par Maurice Chevalier, D'une prison est un poème de Verlaine mis en musique par Reynaldo Hahn, Le petit souper aux chandelles et Sur deux notes sont signées Paul Misraki, La chambre est une des premières chansons de Léo Ferré (cosignée avec René Baër).Ami de Marcel Amont, Georges Chauvier a également repris un de ses grands succès des années 50, dû au célèbre tandem Vidalin-Datin : Julie.
Ensemble, ils feront une trentaine de galas et pour les 41ans de Serge, une soirée est organisée au Grand Rex. « C'était aussi, jour pour jour, le vingtième anniversaire de mes débuts à l'Écluse. J'ai fait chanter mon père sur une scène à Paris. C'était le plus cadeau qu'on pouvait lui faire. » (1)