"Les ballons rouges"
Début juin 1967, allongé sur un brancard, Serge enregistre la chanson qui va devenir son premier grand succès : Les ballons rouges. « Les ballons rouges s'appelaient d'abord J'ai rien demandé, précisera Serge à Pierre Achard dans Notes, la revue de la SACEM (13), mais comme à chaque fois les gens me demandaient Les ballons rouges !... » Avec trois autres (Comment t'as fait, L'orgue de Barbara, Recto-verso ), elle figure sur son quatrième super 45 tours publié le 15 juin. Le 23 octobre 1967, Lama figure, avec quatre chansons, en première partie de Nana Mouskouri à l'Olympia. « Freiné si longtemps, il ne les chante pas, il les crie, comme un orateur. Dis, Pedro, Clara, La guerre à vingt ans et même Les ballons rouges ne sont pas appréciés de son directeur artistique. Sa maison de disques ne suivant pas, je récupère son contrat contre une caisse de champagne ! », raconte Eddy Marouani (10). Le mois suivant, La Voix de son maître « compile » quatre chansons de ses précédents disques ( Sans toi, La guerre à vingt ans, Dis, Pedro, Avec leurs beaux sourires ) et publie un sixième et dernier super 45 tours ( Les roses de Saint Germain, Mon doux agneau, Ma tendre chatte, Dans les usines, Dédoublement de personnalité ). En fin de contrat avec la maison de disques Pathé Marconi, Serge Lama signe, en juin 1968, avec Philips. André Chapelle devient son directeur artistique. Sur le nouvel album de Juliette Gréco, paru en septembre 1968, une chanson est signée Serge Lama et Yves Gilbert : Quand tu reviendras. La même année, ils écrivent Qu'y a-t-il de changé ? pour Marie Laforêt et, pour Corinne Marchand, Le repas du guerrier et La caverne d'Ali Baba. Avec Francis Lemarque, Serge Lama écrit Chez Marcel, enregistrée par Lemarque sur son album « Les jours heureux ». Le 23 octobre 1968 paraît l'album « D'aventures en aventures », arrangé par Jean Morlier. Sur ce premier disque Philips de Serge Lama, beaucoup de futurs classiques, notamment Le temps de la rengaine, chronique enlevée de son enfance, Le 15 juillet à cinq heures, tableau impressionniste, véritable petit film muet où tout est dit, chanson envoûtante écrite en... un quart d'heure sur un pari devant un photographe, ou D'aventures en aventures, créée par Zizi Jeanmaire. Rares sont les chansons de circonstances chez Lama.Ici, Les belles de mai (co écrite avec Eddy Marouani) évoque le printemps 68. Ce même 23 octobre, Georges Chelon accueille Serge Lama, en vedette anglaise dans son spectacle à Bobino, les autres artistes étant le Maxim Saury sextet et le duo Line et Willy. Il chante sept chansons. Le 16 décembre 1968, Serge Lama épouse Daisy Brun. Un mois plus tard, Pathé publie l'album « Les ballons rouges », compilation des premières chansons de Lama. Au printemps 1969, l'Académie Charles-Cros récompense le 30 cm « D'aventures en aventures ». Au mois de mai paraît un super 45 tours de avec quatre chansons signées Lama-Gilbert (Les quat' saisons, Je t'ai, tu m'as, Le folklore du pauvre, Je me sens toute grise ). Cette même année, Serge Lama adapte deux chansons pour le nouvel album de Nana Mouskouri : Il n'est jamais trop tard pour vivre, d'après une chanson grecque de Manos Hadjidakis, et Le souvenir, sur l'air de Jeux interdits, créditée « sur une musique du folklore ». Cristina, artiste Barclay, enregistre Il m'appelle ma princesse, signée Lama Gilbert. En 1969 et 1970, Isabelle Aubret enregistrera trois chansons de Serge Lama : Entre parenthèses, Olivier Olivia (en duo avec Jean Claude Drouot) et Des jardins mélancoliques.