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QUELLE HEURE
L'espérance est une île où les bateaux accostent pour nous livrer l'amour, un e-mail, un fax, une lettre à la poste, nous attendons toujours. On a jeté l'orgueil des livres dans l'azur évitant les écueils, on s'invente un futur. BORA-BORA, l'espérance et une île, BORA-BORA, magie noire et vaudou, BORA-BORA, dans le ciel immobile le soleil fait son trou, dans ce monde sénile où vieillir est tabou. L'espérance est une île où seuls les grands poètes peuvent rester debout bravant les interdits autant que les tempêtes, ils sont plus forts que tout. Des cailloux du cahot ils ont fait des colliers où scintillent les mots d'où l'espérance est née. L'espérance est une île et les îles me plaisent où le regard se perd au pied d'un pilotis j'arrimerai ma chaise et j'attendrai... la mer. BORA-BORA, l'espérance est une île, BORA-BORA, Magie noire et vaudou, BORA-BORA, dans l'écume indocile dont le soleil se joue. BORA-BORA, l'espérance est une île, BORA-BORA, gardée par des gourous, BORA-BORA, dans le ciel immobile, le soleil fait son trou, dans ce monde sénile où vieillir est tabou. CHARIVARI Serge Lama REFRAIN : quel CHARIVARIVARI, quel CHARIVARIVARI, quel CHARIVARIVARI, la vie avec toi, quel CHARIVARIVARI, quel CHARIVARIVARI, quel CHARIVARIVARI, la vie avec toi. Avant toi, j'ai connu Nicole qui vivait dans ses casseroles, elle briquait comme personne l'argenterie et l'aluminium, toujours coiffée d'un vieux chiffon noué autour de son chignon, tu parles d'un charivaron, Refrain Avant toi, j'ai connu Martine qui n'aimait faire que la cuisine, entre deux lièvres et trois perdreaux j'avais grossi de vingt kilos, quand je chantai mes chansons tristes, on me prenait pour Pierre Doris, tu parles d'un CHARIVARIS. Refrain Et depuis toi, il y a eu toi, qui n'sait rien faire de tes dix doigts, à part l'amour, mon joli coeur, et encore, quand y'a l'ascenseur, parce que les jours de pénurie, tu restes à la conciergerie, tu parles d'un CHARIVARI. Refrain CHATEAU EN RUINE Serge Lama Si tu savais la peine que j'ai depuis qu'es v'nue me saccager, tes ch'veux noirs comme une folie qui m'enfunèbrent au fond du lit. Si tu savais la peine que j'ai depuis qu't'es v'nue me saccager à cause de toi j'rai jamais vieux mais j'vivrai jamais plus chez eux. Château en ruine Y'a plus d'rosiers j'ai comm' des ronces dans l'gosier y'a plus d'glycine. J'écris ton nom au rouge à lèvres sur le mur là où jadis y'avait des mûres et des murmures. Si tu savais la peine que j'ai depuis qu'es v'nue me saccager depuis qu't'as jeté aux orties tout c'que j'aimais quand j'étais p'tit. Si tu savais la peine que j'ai depuis qu't'es v'nue me saccager, depuis qu't'as fait à p'tits baisers des trous neufs dans mon coeur usé. Château en ruine Y'a plus de clocher, y'a plus d'église, t'as tout cassé, t'as tout brisé, t'as jeté la photo de ma mère dans la mer et j'ai rien dit, et j'ai rien dit, et j'ai rien dit. Si tu savais la peine que j'ai depuis qu't'es v'nue me saccager ; et qu't'as éteint ton mégot sur la toile de mes tableaux.
Viens, laisse un peu tomber tes poupées
Je travaille à ma solitude, j'aspire à l'épaisseur des pierres, à la bure, à la toile rude, la croix simple et le monastère, des murs en crépi blancs et nus pour apprivoiser la lumière, et débusquer cet inconnu que je suis, loin de vos litières FEMME ADIEU, FEMME ADIEU, je suis tout à Dieu, ADIEU... Du silence sur du silence et de la musique sacrée, des plein chants, dont la résonance aura l'écho de mon secret. ai-je les qualités idoines pour marcher en baisant les yeux ? aurais-je un jour le moi du moine au service du dernier Dieu ? FEMME ADIEU, FEMME ADIEU, je t'aimais, désormais, j'appartiens à Dieu. J'ai la tentation du cloître, j'ai la tentation de Dieu, passer par la porte étroite, juste en baissant les yeux, par les allées de prières, par les arbres plein d'oiseaux, envahi par la lumière, la lumière d'en haut. FEMME ADIEU, FEMME ADIEU, je t'aimais, désormais, je te dis ADIEU, FEMME ADIEU, sache que désormais j'appartiens à Dieu. FEMME FEMME FEMME Serge Lama/Alice Dona Et l'ami mets ton habit de fête Ton coeur de paillettes Et ton regard heureux Ce soir je t'emmène On va faire la fête Tous les deux La fête charnelle Avec les plus belles J'ai gagné le gros lot Ce soir c'est la vie de château. Femme, femme, femme, fais-nous voir le ciel Femme, femme, femme, fais-nous du soleil Femme, femme, femme, rends-nous les ballons Les ballons rouges et ronds de notre enfance Femme, femme, femme, fais-nous voir l'amour Femme, femme, femme, sous son meilleur jour Femme, femme, femme, fais-nous in the room Du Prosper youpla, youpla, boum. Et l'ami ce soir c'est la bourrasque Je t'achète un masque Et une chemise en soie Ce soir je t'emmène Sors tes grands je t'aime De galas Paris s'illumine Comme une vitrine De Trenet, de Chevalier Ce soir on est les héritiers. Femme, femme, femme, n'aie pas peur de nous Femme, femme, femme, on n'est pas voyous Femme, femme, femme, choisis ton endroit Nous, on s'y connaît pas, on t'fait confiance Femme, femme, femme, on n'est qu'deux amis Femme, femme, femme, qui s'payent un sam'di Femme, femme, femme, fais-nous in the room Du Prosper youpla, youpla, boum Femme, femme, femme, fais-nous robe du soir Femme, femme, femme, champagne et caviar Femme, femme, femme, ce soir c'est férié On n'va pas regarder à la dépense Femme, femme, femme, fais-nous confetti Alcazar et tutti quanti Femme, femme, femme, fais-nous in the room Du Prosper youpla, youpla, boum. Femme, femme, femme, fais-nous marengo Luna-parc et Monte-Carlo Femme, femme, femme, fais-nous genre Zizi Au casino de Paris quand elle danse Femme, femme, femme, fais-nous langoureux Du spécial et du larmes aux yeux Femme, femme, femme, fais-nous in the room Du Prosper youpla, youpla, youpla, youpla, youpla, youpla, boum. GAMINE BONBON Serge Lama/Tony Stéfanidis Seize ans et demi, mèches assassines Moitié blonde et moitié rouquine Moitié blue jean Elle vit dans le bleu des magazines Californie elle s'imagine Dans sa piscine Cette gamine. Quelque chose en elle de libre et d'enfermé Quelque chose en elle d'éteint et d'allumé Gamine, gamine, gamine bonbon Et boule de gomme Va d'homme en homme Et c'est pas bon. Seize ans et demi, prénom Christine Dans les discos, les bistrots in Elle s'acoquine Avec n'importe qui sans remords Juste pour pas coucher dehors Fluxion de poitrine Sacrée gamine. Quelque chose en elle de tout noir et de clair Quelque chose en elle de nuage et d'éclair Gamine, gamine, gamine bonbon T'as que ton chewing-gum Va d'homme en homme Et c'est pas bon. Tu rêves d'un prince, d'un vrai bijou, d'un diam' De toute une province qui t'appellerait Madame Gamine, gamine, gamine bonbon Fais le maximum Va d'homme en homme Et c'est pas bon. Seize ans et demi, foutue gamine Ma fille pourrait être sa copine Et tu devines Que ça m'inquièterait un peu d'la voir Salut, Papa! sortir le soir En crêpe de Chine Avec cette gamine. Quelque chose en moi qui me ferait chanter Une chanson d'espoir un peu désenchantée Gamine, gamine, gamine bonbon Croque toutes les pommes Va d'homme en homme Et trouve le bon. Gamine bonbon Mais trouve le bon Gamine bonbon Mais trouve le bon Gamine bonbon Gamine, gamine Gamine bonbon. JE NE VEUX PAS PARLER Serge Lama De cette part de cris que taisent les murmures, de cette part de boue que cachent les ramures JE NE VEUX PAS PARLER. De cette part de rouille en dessous l'or des grilles de cette part qui ment dans mes serments aux filles, JE NE VEUX PAS PARLER. Je veux parler d'amour, je veux parler d'espoir, dans les champs alentours j'ai brisé les miroirs. Les alouettes volent et le ciel n'est plus noir, quand on tue les paroles, quand on tue les paroles. De cette part de bruit que cache la musique, cette part de Russie qui ronge l'Amérique, JE NE VEUX PAS PARLER. De ce squelette en pleurs que le soleil maquille, de cette part de coeur que nous mangeons aux filles, JE NE VEUX PAS PARLER. Je veux parler d'amour, je veux parler d'espoir, laver le petit jour de l'adieu des mouchoirs, quand les avions décollent, non, le ciel n'est plus noir, quand on tue les paroles, quand on tue les paroles,. JE NE VEUX PAS PARLER, Je suis né pour me taire et pour faire rêver les âmes solitaires et pour les consoler de la douleur profonde d'être venus au monde et de n'avoir personne à qui parler. JE SUIS MALADE Serge Lama/Alice Dona Je ne rêve plus Je ne fume plus Je n'ai même plus d'histoire Je suis seul sans toi Je suis laid sans toi Je suis comme un orphelin Dans un dortoir. Je n'ai plus envie De vivre ma vie Ma vie cesse quand tu pars Je n'ai plus de vie Et même mon lit Se transforme en quai de gare Quand tu t'en vas. Je suis malade, complètement malade Comme quand ma mère sortait le soir Et qu'elle me laissait seul avec mon désespoir Je suis malade, parfaitement malade T'arrives, on ne sait jamais quand Tu r'pars, on ne sait jamais où Et ça va faire bientôt deux ans que tu t'en fous. Comme à un rocher Comme à un péché Je suis accroché à toi Je suis fatigué Je suis épuisé De faire semblant d'être heureux Quand ils sont là. Je bois toutes les nuits Mais tous les whiskys Pour moi ont le même goût Et tous les bateaux Portent ton drapeau Je ne sais plus où aller Tu es partout. Je suis malade, complètement malade Je verse mon sang dans ton corps Et je suis comme un oiseau mort quand toi tu dors Je suis malade, parfaitement malade Tu m'as privé de tous mes chants Tu m'as vidé de tous mes mots Pourtant moi, j'avais du talent avant ta peau. Cet amour me tue Si ça continue Je crèverai seul avec moi Près de ma radio Comme un gosse idiot Ecoutant ma propre voix Qui chantera Je suis malade, complètement malade Comme quand ma mère sortait le soir Et qu'elle me laissait seul avec mon désespoir Je suis malade, c'est ça, je suis malade Tu m'as privé de tous mes chants Tu m'as vidé de tous mes mots Et j'ai le coeur complètement malade Cerné de barricades T'entends Je suis malade JE SUIS NOSTALGIQUE Serge Lama REFRAIN : JE SUIS NOSTALGIQUE depuis le sortir de ma mère JE SUIS NOSTALGIQUE je voudrais retourner à la mer ma seule musique ma seule et unique mémoire. JE SUIS NOSTALGIQUE depuis qu'j'ai ouvert les paupières, JE SUIS NOSTALGIQUE de quelqu'un que j'ai laissé derrière je sens sa présence quand je me mire dans ce miroir. Quel est ce poids qui me poisse ? quel est ce moi qui m'angoisse ? j'étais mâle, j'étais femelle, j'étais Il et j'étais Elle, oui, j'étais mâle et femelle du temps où j'avais des ailes JE SUIS NOSTALGIQUE d'une frénésie de couleurs JE SUIS NOSTALGIQUE de l'incandescente douceur du reflet rutilant qui brille au bout de l'entonnoir. JE SUIS NOSTALGIQUE D'un pays qui n'est pas sur terre, JE SUIS NOSTALGIQUE d'un pays qui n'est pas sur terre, d'un diamant qui dort dans l'éther. Des visions me hantent quand la lune aimante le soir JE SUIS NOSTALGIQUE JE SUIS NOSTALGIQUE au REFRAIN JE SUIS UN HOMME Serge Lama Je fais partie de ces gens un peu veules de ces gens qui n'font jamais c'qu'ils veulent, j'fais partie de ces gens un peu lâches qui vous aiment bien, mais qui vous lâchent. J'fais partie de ces gens qui causent, qui vont jamais au bout des choses, ni en amour, ni en affaire. Je suis un menteur vraiment sincère. REFRAIN : J'entreprends tout, mais j'finis rien, j'écris ´ je t'aime ª et puis je gomme, je crois en tout, mais j'crois en rien, mes chemins n'arrivent jamais à Rome. JE SUIS UN HOMME, JE SUIS UN HOMME, JE SUIS UN HOMME, JE SUIS UN HOMME. Je suis mon ennemi intime, velléitaire, pusillanime, influençable et sûr de moi ; je fais tout le contraire de ce qu'on croit. Quand j'entends hurler à la lune les bergers allemands des tribunes je me demande comment ils font pour être si sûrs d'avoir raison. au REFRAIN (bis) JE T'AIME Serge Lama/Yves Gilbert Une tache d'été qui rit sur la théière Une tranche de pain où le beurre a fondu Respirer sur ta joue ton souffle et ta lumière Marcher sur un trottoir, rêver... rêver... rêver de prendre un train. Et cette déchirure au matin de mon ventre Et nos corps épuisés qui s'ébrouent dans leur bain Et lorsque je t'étreins et lorsque je t'éventre Et lorsque tu me tues et lorsque tu me tiens. Envie de me jeter cent fois par la fenêtre Par celle de tes yeux, par celle de ton corps Lire et relire encore cent fois la même lettre Te dire que je t'aime et te le redire encore. Que je t'aime, mieux que ça, je t'aime C'est mon cri, c'est mon anathème Et je te l'aboierai longtemps Jusqu'après le dernier volcan. Je t'aime, t'aime t'aime tendre Je t'aime la pluie et la cendre Je t'aime la braise et le vent. Je t'aime comme les baleines Aiment l'homme qui les entraîne Vers le harpon qui les attend. Je t'aime à graver sur ta tombe Des mots comme des trous de bombe À faire éclater le ciment De tous les bunkers des allemands. Je t'aime, mieux que ça, je t'aime Si la pluie manque à mes fontaines Quitte à mourir en le chantant Je l'écrirai avec mon sang. Que je t'aime, mieux que ça, je t'aime Plus qu'un cri, c'est presqu'un blasphème C'est Dieu qui couche avec Satan Dans le lit de la nuit des temps Quand je t'aime, Je t'aime Je t'aime. JE T'AIME A LA FOLIE Serge Lama/Yves Gilbert Aussitôt que l'on chante C'est déjà qu'il fait beau Tous les mots qu'on invente On les vole aux oiseaux C'est déjà que l'on pense Au début de sa vie Que ce sera jamais jamais jamais fini. Je t'aime à la folie, je t'aime à la folie Je t'aime à la folie, je t'aime à la folie Je t'aime à la folie, je t'aime à la folie la vie Je t'aime à la folie, je t'aime à la folie Je t'aime à la folie, je t'aime à la folie Je t'aime à la folie, je t'aime à la folie la vie Aussitôt que l'on rêve C'est déjà qu'on est deux Aussitôt qu'on en crève C'est qu'on est amoureux C'est déjà que l'on pense Avec mélancolie Que ce sera bientôt bientôt bientôt fini. Je t'aime à la folie, je t'aime à la folie Je t'aime à la folie, je t'aime à la folie Je t'aime à la folie, je t'aime à la folie la vie Je t'aime à la folie, je t'aime à la folie Je t'aime à la folie, je t'aime à la folie Je t'aime à la folie, je t'aime à la folie la vie... JE VOUDRAIS TANT QUE TU SOIS LA Serge Lama/Yves Gilbert Je voudrais tant que tu sois là Pour te dire ma solitude Pour te dire ma lassitude De te savoir si loin de moi. Je voudrais tant que tu sois là Pour te dire mon espérance Et le prix que je paie d'avance De t'avoir un jour toute à moi. Dans mon désert y'a pas de fleurs Pas d'oasis et pas de vent Et si tu venais plus souvent Ça ferait du bien à mon coeur Mon pauvre coeur. Je voudrais tant que tu sois là Pour réveiller mes fleurs éteintes Ton absence comme une plainte Vient toujours me parler de toi. Je voudrais tant que tu sois là A l'heure o Tu élargirais mon espace Rien qu'à te blottir contre moi. Dans mon désert y'a pas de fleurs Pas d'oasis et pas de vent Et si tu venais plus souvent Tu comprendrais pourquoi j'ai peur Parce que j'ai peur. Je voudrais tant que tu sois là Pour mettre du rouge à mes roses Et pour que serve à quelque chose Ces mots que je pleure à mi-voix. Je voudrais tant que tu sois là Pour partager la chambre close Où mon avenir se repose En attendant que tu sois là. Et dans cet univers borné Où tout est vide et décevant Je pourrais me sentir vivant Près de toi pour qui je suis né Toi qui ne m'aime pas assez. L'AMITIE, C'EST QUAND ON N'A PAS D'FILLE Serge Lama L'amitie, c'est quand on n'a pas d'fille et qu'on en veut aux amoureux. L'amitié, c'est quand on perd ses billes Et comme il est trop grand le lit On va dehors pour se le faire plus petit. Alors on sort avec tous les paumés, tous les pauv'mecs tous les vaincus du passionnel tous les cocus professionnels. On s'fait des copains qu'on n'aim'pas on ferme tous les bars tabac on s'arrache la peau du coeur, Paris s'éveille, il est cinq heures. Dehors, vapeurs, cambouis on a le coeur qui fuit. L'amitie, c'est quand on n'a pas d'fille et qu'on en veut aux gens heureux. L'amitié, c'est quand c'est l'noir qui brille et comme il est trop plein le coeur on l'met dehors pour faire le vide à l'intérieur. Alors on traîne avec la vestiaire de la discothèque, au bout du troisième whisky on rentre avec le travesti. On s'fait des nuits blanches salies, on prend des risques, on s'dit tant pis, on s'dit tant mieux, même si j'en meurs j'aurai plus jamais mal au coeur. Alors, vapeurs, alcool, on a le coeur qui colle. C'est pitié, tant d'amour en guenilles, Car, l'amitié, la seule, la vraie, ça s'appelait nous...quand tu m'aimais. L'AMOUR AVEC ELLE Serge Lama J'ai refait L'AMOUR AVEC ELLE et depuis lors je sais qu'elle est la seule qu'il me faut. J'ai refait L'AMOUR AVEC ELLE et j'en garde des séquelles aux quatre coins de ma peau. Est-ce un amour providentiel, est-ce un coup fourré du ciel qui me provoque à nouveau, c'est si chaud, c'est si sensuel, L'AMOUR AVEC ELLE. J'ai refait L'AMOUR AVEC ELLE et depuis lors je sais qu'elle est la seule qu'il me faut. J'ai refait L'AMOUR AVEC ELLE et j'en garde les séquelles aux quatre coins de ma peau. C'est la gouache sous l'aquarelle, l'archet sur le violoncelle, le calme sous le tempo, c'est si doux, c'est si naturel, L'AMOUR AVEC ELLE. J'ai refait L'AMOUR AVEC ELLE et depuis lors je sais qu'elle est la seule qu'il me faut. J'ai refait L'AMOUR AVEC ELLE et j'en garde les séquelles aux quatre coins de ma peau. J'étais comme un oiseau sans ailes durant ces années sans elle je me suis senti en trop, alors, j'ai refait de plus belle L'AMOUR AVEC ELLE. Un aéroport, une étreinte et ses bracelets qui tintent au rendez-vous de nos mains, son visage qui s'écarlate et ses yeux noirs où éclate une fleur jaune soudain. Il a suffit d'une étincelle pour réveiller les vieilles nuits et le champagne qui ruisselle et nos corps qui chancellent et la fin de l'ennui. J'AI REFAIT L'AMOUR AVEC ELLE et depuis lors je sais qu'elle est la seule qu'il me faut J'AI REFAIT L'AMOUR AVEC ELLE et j'en garde les séquelles aux quatre coins de ma peau. L'amour est quelquefois cruel mais je sais que ce duel avec elle est un duo, c'est l'essence de l'essentiel, L'AMOUR AVEC ELLE. L'AMOUR, L'AMOUR, Serge Lama De bec de gare, en bec de gare, on s'est aimé comme des chiens, sans même l'ombre d'une phrase, sans même l'ombre d'un chagrin, c'est-y-pas vrai. On n'était pas du genre qui cause, j'aimais tes reins, j'aimais tes seins, les mots d'amour viennent moroses, quand l'amour ne sert plus à rien, c'est-y-pas vrai, L'AMOUR, L'AMOUR, l'AMOUR, L'AMOUR, L'AMOUR tout cru, L'AMOUR toujours. Je t'aime à en crever, je t'aime à me lever, à me lever la nuit, pour te faire L'AMOUR, L'AMOUR. De bec de gare en bec de gare je titubais jusqu'à chez toi, je bousculais tout au passage, j'étais pressé d'être à toi, C'est-y-pas vrai, A la fois rebelle et soumise, sous mes doigts comme un flamenco, je sentais bondir ta chemise, tu frémissais comme un taureau, c'est-y-pas vrai, L'AMOUR, L'AMOUR, L'AMOUR L'AMOUR, L'AMOUR tout cru, L'AMOUR tout court, Je t'aime à en crever, je t'aime à me lever, à me lever la nuit, pour te faire L'AMOUR, L'AMOUR, L'AMOUR, L'AMOUR L'AMOUR, L'AMOUR tout cru, L'AMOUR tout court, je t'aime à en crever, je t'aime à en crever. L'ENFANT AU PIANO Serge Lama/Yves Gilbert Les yeux levés au ciel Vers le Père éternel L'enfant au coeur bien gros Joue du piano. Sa maman est partie Dormir au paradis Les yeux perdus au ciel Il joue pour elle. Les anges dans le ciel Font frissonner leurs ailes Pour mieux accompagner Sa mélodie. Les yeux levés au ciel Vers le Père éternel L'enfant au coeur bien gros Joue du piano. |